Centrafrique

PUI recrute 01 Chargé(e) de Consortium Santé à Bangui

PUI recrute 01 Chargé(e) de Consortium Santé à Bangui

Date d’arrivée: Dès que Possible

Durée de la mission: 6 mois 

Lieu: Bangui, RCA 

 

Première Urgence Internationale (PUI) est une Organisation Non Gouvernementale de solidarité internationale, à but non lucratif, apolitique et laïque. L’ensemble de ses personnels se mobilise au quotidien pour couvrir les besoins fondamentaux des victimes civiles mises en péril, marginalisées ou exclues par les effets de catastrophes naturelles, de guerres et de situations d’effondrement économique. L’objectif est d’aider les populations déracinées dans l’urgence, tout en leur permettant de regagner rapidement autonomie et dignité. L’Association mène environ 200 projets par an, dans les domaines de la sécurité alimentaire, la santé, la nutrition, la réhabilitation d’infrastructures, l’eau et l’assainissement et la relance économique. PUI intervient en appui à près de 6 millions de personnes dans 22 pays, en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient, en Europe de l’Est, et en France.

Découvrez nos histoire et nos valeurs. 

Situation et besoins humanitaires: 

La République Centrafricaine fait partie des pays les plus pauvres du monde. Depuis mars 2013 et la prise du pouvoir par l’ex coalition de groupes armés « Séléka », la Centrafrique traverse une crise politico-militaire très importante entraînant conflit armé et exactions intercommunautaires. L’un des principaux problèmes du pays reste la présence très importante de groupes armés contrôlant ou évoluant sur certaines parties du territoire. Malgré la présence de forces internationales (MINSUCA, Sangaris jusqu’à la fin de l’année 2016), la sécurisation effective du territoire est loin d’être une réalité. Les divisions sociétales, la violence des groupes armés toujours persistante, et l’appauvrissement des populations comme causes directes des conflits politiques et militaires font ainsi de la RCA l’un des pays les plus pauvres du monde, figurant à la 188e place du classement basé sur l’Indice de Développement Humain sur 189 pays.

Au plan politique, l’année 2016 a laissé entrevoir une amorce de transition avec l’arrivée au pouvoir d’un président nouvellement élu et la volonté du nouveau gouvernement de mettre fin aux combats et de proposer un plan de DDR de grande envergure. Cet espoir de sortie de crise reste cependant très fragile, au vu des difficultés dans les négociations avec les groupes armés et l’instabilité chronique qui persiste dans de nombreuses zones.

Cette crise politico-sécuritaire a eu des impacts humanitaires et sécuritaires conséquents, entraînant des déplacements massifs de communautés à l’intérieur du pays ainsi que des mouvements de réfugiés dans les pays frontaliers. Selon le plan de réponse humanitaire 2017-2019, la totalité de la population (4,6 millions de personnes, dont 50% sont des enfants) a été victime de l’une des crises, qui se sont succédé ces dernières années. Plus de la moitié de la population (2,4 millions de personnes) a besoin d’une aide humanitaire d’urgence. Près d’une personne sur deux (48% de la population) se trouve dans une situation d’insécurité alimentaire. En juin 2018, le pays comptait également 557 723 déplacés internes et réfugiés, du fait des conflits armés, des pillages, des violations des droits humains et de la perte de leurs moyens de subsistance. Aujourd’hui, l’Etat centrafricain peine toujours à se relever.

Les services sociaux de base sont dysfonctionnels ou inexistants dans de nombreuses zones. 31% des formations sanitaires ne sont pas fonctionnelles en raison de manque d’équipements, de personnels et de médicaments. Les enfants, notamment dans les zones rurales, ont perdu plus de 2 ans de scolarité.

Les indicateurs de développement sanitaires de la République Centrafricaine sont alarmants, avec notamment un taux de mortalité infanto-juvénile à 129 pour 1000, taux supérieur aux indicateurs de la région Afrique définis par l’OMS (119). Les principales causes de décès chez les enfants de moins de 5 ans sont respectivement le paludisme, les infections respiratoires aigües (IRA) et la diarrhée. Par ailleurs, le système national de santé s’est effondré, en raison des violences généralisées, de la destruction des infrastructures publiques et des pillages. Les organisations humanitaires sur le terrain aident à fournir des services de base, mais la situation générale reste alarmante, moins de la moitié des Centrafricains ayant effectivement accès aux soins de santé. Malgré l’aide, le système de santé reste fragile avec 347 (contre 124 en 2014) des structures de santés partiellement ou totalement détruites sur les 1 008 existantes en République Centrafricaine, soit 34% d’entre elles . En outre, 43% des personnels de santé sont des infirmiers secouristes sans aucune formation appropriée. Les plateaux techniques des Formations sanitaires (FOSA) et des hôpitaux restent insuffisants. Le système de santé est inexistant dans certaines zones, du fait de la fuite du personnel qualifié pendant la crise (de nombreuses FOSA sont gérées par des secouristes, surtout en zone rurale). La crise a entraîné une rupture d’approvisionnement en médicaments dans certaines zones et la dégradation des infrastructures.

Nos actions sur le terrain: 

Le nombre de réfugiés et de déplacés internes ne cessent de croitre à mesure que la situation se dégrade. Selon  l’UNHCR, en juillet 2018, 608 028 personnes ont fui la République Centrafricaine pour se réfugier dans des pays voisins (contre 464 176 en mars 2017) et le pays compte 688 000 déplacés internes (contre 401 072 en mars 2017). La tendance, notamment  au Cameroun où résident 261 254 réfugiés centrafricains (juillet 2018), ne semble pas au retour. En effet, celle-ci semble étroitement liée à la situation sécuritaire et à l’incapacité de l’Etat à mettre en place un réel processus inclusif de DDR afin d’instaurer un climat sécuritaire stable. Face à ce constat, la mission de PUI dans sa stratégie opérationnelle de 2017 est de continuer de répondre aux besoins immédiats de la population en collaborant avec les autorités centrafricaines tout en intégrant une dimension sur la cohésion sociale afin de favoriser le dialogue intercommunautaire. La stratégie vise également à améliorer les conditions de base afin de permettre le retour des populations déplacées dans les régions où cela est possible.

Toutefois, si le retour de personnes déplacées peut être envisagé dans certaines localités du pays et que le contexte politique peut laisser présager une accalmie globale, les tensions dans certaines zones restent vivaces. C’est le cas dans certains quartiers de Bangui, comme le 3ème arrondissement, situation qui ralenti voire stoppe les dynamiques de retour. Il est donc important que PUI en tant qu’acteur d’urgence maintienne une réponse aux besoins humanitaires des communautés déplacées et hôtes impactées par des crises sporadiques et ciblées.

La crise en RCA qui perdure depuis 2013 a mis en exergue de nombreux problèmes structurels qui impactaient le pays depuis plusieurs décennies. Aussi, afin de permettre la résilience des populations, PUI dans sa stratégie opérationnelle de 2017 souhaite s’engager sur différents fronts attenant aux problématiques structurels qui frappent le pays. Un appui au système de santé national est donc apporté de même que le développement de la production agricole mais également des activités en sécurité alimentaire, en nutrition en Wash, en reconstruction d’abris, en nutrition  ainsi que le stockage logistique inter-organisations.  Ainsi, l’objectif de PUI est d’apporter une réponse qui soit la plus holistique possible et qui corresponde aux besoins humanitaires et à la visée stratégique de l’ONG par son approche intégrée.

Découvrez notre réponse à la crise.  

Dans le cadre de nos actions en RCA, nous recherchons Un(e) Chargé(e) de Consortium Santé

Responsabilités: 

En juillet 2017, un consortium a été créé entre PUI, la Croix Rouge Française (CRF) et Action contre la Faim (ACF)  dans le cadre du programme « Assistance médico-nutritionnelle pour les populations vulnérables et renforcement du système de santé de la région sanitaire n°7 » financé par le Fonds Bekou. Le/la Chargé(e) de Consortium Santé est responsable du bon fonctionnement de ce consortium et de la coordination de la mise en œuvre du programme. Il/elle met en place les cadres d’échanges, veille à la communication et au partage d’information entre les différents membres du consortium. Il/elle est responsable de la consolidation et de la soumission des rapports selon une périodicité convenue contractuellement et coordonne le suivi/évaluation en mettant en place les outils nécessaires à la mesure d’impact de l’action. . Il/elle est responsable de l’application des régulations du bailleur.  Il/elle est responsable de la bonne tenue des évaluations prévues dans le contrat. Il/elle assurera le lien et facilitera la communication entre les équipes du consortium et l’Agence d’achat des performances et renforcement de capacités (AAPRC) qui va implémenter le PBF.

Activités Principales:

    • Programmes: Il/Elle accompagne la bonne mise en œuvre et du suivi du programme dans le respect de l’accord signé avec le bailleur
    • Logistique et administration : il/elle assure le suivi logistique et administratif des activités propres à la gestion du consortium
    • Représentation: Il/Elle représente le consortium auprès des partenaires, l’AAPRC, l’’autorités et acteurs locaux impliqués dans la mise en œuvre du programme sous la supervision du/de la CDM Adjoint/e aux Programmes et en coordination avec le Coordinateur Médical.
    • Sécurité : Il/Elle contribue au respect des règles sécurité et transmet toutes informations d’ordre sécuritaire à son/sa responsable hiérarchique, du/de la CDM Adjoint/e aux Programmes.
  • Stratégie : Au besoin, il/elle contribue à l’élaboration de réorientations sur la base de besoins identifiés.

Pour connaitre plus précisément les objectifs spécifiques et les activités associées à ce poste veuillez télécharger la fiche de poste complète ici

 

Salaire

  • Contrat à Durée Déterminée: 6 mois
  • Date d’arrivée souhaitée: Dès que Possible
  • Salaire brut mensuel : de 1 815 à 1 950 Euros selon parcours en Solidarité Internationale + majoration de 50€ par semestre d’ancienneté avec PUI
  • Frais pris en charge notamment transport AR Domicile / Mission, visas, vaccins…
  • Assurance comprenant couverture médicale et complémentaire santé, assistance 24/24h, rapatriement et prévoyance
  • Hébergement en maison collective
  • Frais de vie (« Per diem »)
  • Régime de break : 5 jours ouvrés à 3 et 9 mois de mission + prime de break
  • Régime de congés payés : 5 semaines de CP/an + billet A/R au domicile tous les 6 mois

Personne contact

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