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La Croix Rouge Française recrute 01 Expert Évaluation finale projet de prise en charge sanitaire – RCA

La Croix Rouge Française recrute 01 Expert Évaluation finale projet de prise en charge sanitaire – RCA

DescriptionTermes de références 

ÉVALUATION EXTERNE

Mission d’évaluation finale du projet « Amélioration de la prise en charge sanitaire des populations vulnérables de la préfecture sanitaire de la Mambere Kadei par le renforcement des capacités de la Croix-Rouge Centrafricaine »

TITRE DU PROJET :« Amélioration de la prise en charge sanitaire des populations vulnérables de la préfecture sanitaire de la Mambere Kadei par le renforcement des capacités de la Croix-Rouge Centrafricaine »
NOM DE L’ORGANISATION MANDATAIRECroix-Rouge française
LOCALISATION :Berberati  et axes d’intervention de la Mambere Kadei
PAYS D’AFFECTATION :République centrafricaine (RCA)
DURÉE DE LA MISSION ENVISAGÉE :25 jours  (15 jours d’évaluation terrain et 10 jours de préparation de la mission / rédaction du rapport)
DATE DU DÉMARRAGE DE LA MISSION SOUHAITÉ :Août – Septembre 2019

 

Contexte pays – République Centrafricaine

Pays enclavé frontalier du Cameroun, du Tchad, du Soudan, du Sud-Soudan, de la République démocratique du Congo et du Congo-Brazzaville, la République Centrafricaine (RCA) couvre une superficie de 623 000 Km2 et compte environ 5 256 628 habitants en 2018.

La répartition par sexe montre que les femmes représentent (50,2 %) de la population totale et 37,9% de la population vit en milieu urbain, pour 62,10% en milieu rural.

Suivant le rapport du PNUD sur l’Indice de Développement Humain (2016) ; la RCA est classée 54ème pays africain et 188ème au rang mondial.

Le revenu national brut par habitant est de 600($ internationaux PPA, 2013), l’espérance de vie à la naissance h/f est de 52/54 (en 2016), et les dépenses totales consacrées à la santé représentent 4,2% du PIB.

Cette situation de pauvreté généralisée constitue un obstacle majeur à l’amélioration des conditions de vie en général et celle de la santé de la population en particulier.

Le paludisme, les infections respiratoires, les maladies diarrhéiques, la malnutrition et le VIH-Sida constituent les principales causes de consultation au premier échelon des soins.

L’épidémie du VIH est de type généralisé en République Centrafricaine avec des prévalences du VIH les plus élevées observées dans la Capitale du pays (Bangui) et dans les Préfectures affectées par les conflits armés.

La RCA est confrontée à une crise politico-militaire qui dure depuis plus de six ans avec des implications néfastes sur la stabilité des institutions. Plus de la moitié du territoire national échappe au contrôle des autorités au pouvoir. Les zones d’intervention des acteurs humanitaires sont reparties en zone d’urgence (hot spot) et zones de résilience – développement (stable).

Le système de santé est de type pyramidal composé de trois niveaux :

Gouvernance du système :

  • Niveau central (ministre / cabinet, les directions spécialisées et les hôpitaux centraux/universitaires),
  • Niveau intermédiaire constitué de sept directions régionales sanitaires avec les hôpitaux universitaires régionaux
  • Niveau opérationnel composé des 35 districts sanitaires qui se déclinent en hôpital de district, centre de santé et poste de santé.

Offre des soins de santé :

  • Le premier niveau est constitué des centres de santé (CS) qui sont au nombre d’environ 700 dans le pays. Chaque CS couvre une aire de 10 000 habitants en moyenne et est dirigé par un personnel qualifié. Les postes de santé (PS) sont des annexes des centres de santé. Le CS assure le paquet minimum d’activités (PMA) et réfère les patients à l’hôpital de district (HD). L’HD, est le premier niveau de référence des CS. Il assure le paquet complémentaire d’activités (PCA). La référence se fait vers l’hôpital régional universitaire (HRU) et la contre référence vers le CS.
  • Le deuxième niveau de référence est représenté par l’HRU qui assure les activités PCA de l’HD et certains soins spécialisés. La référence se fait vers les hôpitaux centraux de la Capitale et la contre référence vers l’HD.
  • Au niveau national, il existe des structures de diagnostic et de prestations de soins publics constitués de quatre (4) établissements de soins et trois (03) établissements de diagnostic. Ils constituent le niveau tertiaire.

Les ressources humaines de la santé sont rares, dans les structures sanitaires, on compte au niveau national : 1 médecin pour 22 013 habitants, 1 sage-femme pour 17 440 habitants ; 1 infirmier d’État pour 16 565 habitants et 1 agent de santé communautaire pour 2 014 habitants.

Pour répondre à ces besoins, au terme du plan national de développement du secteur santé PNDS-II et à défaut d’un nouveau PNDS, la RCA s’est dotée d’un plan intérimaire du secteur Santé PISS 2018-2019 dont la vision concourt à la réalisation de l’objectif : « Accès Universel aux soins de santé de base de qualité ».

 

Contexte région – Districts sanitaires de Berberati et de Gamboula

 Depuis les événements malheureux de 2013 qui ont secoué la République centrafricaine, toutes les structures sanitaires étaient inaccessibles par l’absence quasi-totale du personnel et des unités de soins d’une part, mais surtout par la dégradation, l’inadaptation et la vétusté des infrastructures d’autre part.

Afin de contribuer à la réponse humanitaire globale résultant de ces différents troubles militaro-politiques, plusieurs acteurs dans le domaine de la santé sont à pied d’œuvre pour l’implémentation des actions salvatrices.

En effet, la Croix-Rouge française (CRf) est opérationnelle en RCA depuis 2004. En partenariat avec la Société Nationale Hôte, la Croix-Rouge centrafricaine (CRCA), la CRf intervient essentiellement dans les domaines de la santé, de l’eau et de l’assainissement, la nutrition et la sécurité alimentaire.

La région sanitaire compte six districts sanitaires dont deux districts appuyés par la CRf/CRCA.

Dans cette région sanitaire n°2, la CRf et la CRCA viennent en appui dans douze formations Sanitaires (FOSA) réparties entre deux districts à savoir, le district sanitaire de Berberati et celui de Gamboula.

Dans le district sanitaire de Gamboula les trois FOSAs appuyés par la CRf sont : l’Hôpital de district de Gamboula, le centre de santé de Dédé-Mokouba et le centre de santé de Sosso-Nakombo ;

Dans le district sanitaire de Berberati neuf FOSAs sont appuyées à savoir : le centre santé de Béngôté, le centre de santé de Difolo, le centre de santé de Nambona, le centre de santé de Poto-poto, le centre de santé de Sambanda, le centre santé de Ngbako, le centre de santé de Nandobo, le centre de santé de Nassolé et le centre de santé de Tapourou.

Le projet appuie donc 12 FOSAs de deux districts sanitaires (Berbérati et Gamboula) dans la Mambéré Kadeï pour la mise en œuvre de la gratuité ciblée des soins selon le décret ministériel d’application et pour le renforcement du système de santé tout en maintenant le soutien aux centres de santé. Il intègre la dimension du renforcement des capacités de la pyramide sanitaire via l’appui aux districts sanitaires de Berberati et Gamboula. Ce projet de santé materno-infantile permet ainsi de soutenir 2 volets d’activités dans les centres de santé :

  • Le volet santé/SMI qui vise à soutenir la politique de la « gratuité ciblée » des soins aux plus vulnérables que sont les enfants de 0-5 ans, les femmes enceintes et allaitantes et les cas d’urgence susceptibles de mettre en péril le pronostic vital. Le soutien au système sanitaire à travers le renforcement des capacités des organes de gestion (COGES), le renforcement des capacités du plateau technique des FOSAs, le renforcement de capacités des agents de santé, le soutien aux stratégies avancées et aux campagnes de vaccination, la mobilisation communautaire via la sensibilisation des communautés sur les bonnes pratiques par les volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine.
  • Le volet Réhabilitation/WASH qui vise à assurer l’entretien des 12 FOSAs à travers la petite réhabilitation des infrastructures (peinture, maçonnerie, menuiserie et charpenterie), l’accès à l’électricité (installation de panneaux solaires), l’accès à l’eau (réhabilitation ou construction de château d’eau avec pompe immergées et photovoltaïque), et les mobiliers ;

Ce projet est financé par le fonds BEKOU, fonds fiduciaire de l’Union européenne, et est mis en œuvre par la CRf/CRCA en partenariat avec les autorités sanitaires de la région et les districts de Berbérati et de Gamboula.

 

Contexte sanitaire

 Suivant le nouveau découpage de la préfecture sanitaire de la Mambere Kadei (avec chef-lieu de région sanitaire Berberati), qui a donné naissance à six districts sanitaires dans la région sanitaire n°2, le district sanitaire (DS) Berberati couvre 24 FOSAs dont 9 FOSAs appuyées par le projet et le DS de Gamboula couvre 20 FOSA dont 3 FOSAs appuyées par le projet.

Le district sanitaire de Berberati dispose d’un hôpital régional universitaire (HRU) et celui de Gamboula d’un hôpital de district (HD) pour les soins spécialisés et les référencements des patients des centres de santé périphériques vers les Hôpitaux.

Les structures sanitaires privées à but non lucratives et étatiques offrent le paquet d’activités du premier échelon dans le district sanitaire de Berberati et à Gamboula avec l’hôpital privé Eglise Evangélique Baptiste (EEB) de Gamboula pour le paquet complémentaire d’activités (PCA).

Parmi les acteurs qui appuient le DS de Berberati, il y a : CORDAID pour le financement basé sur les performances (PBF) à travers le PASS (SENI), l’OMS et l’UNICEF pour les deux districts sanitaires (Berberati et Gamboula) dans le cadre de la vaccination, Water for Good dans le cadre du Wash avec des actions coordonnées avec la CRf pour les Forages dans 5 FOSAs (Sambanda, Nassolé, Sosso Nakombo, Tapourou et Ngbako). D’autres ONG comme la CRS, PLAN, NRC, ACF sont présents sur le terrain mais avec des actions non coordonnées avec la CRf/CRCA.

 

La Croix-Rouge française en République Centrafricaine

La Croix-Rouge française (CRf) est présente en RCA depuis 2004 et œuvre avec la Croix-Rouge centrafricaine (CRCA) à travers une approche santé intégrée auparavant à Bangui, Bambari et Berberati et actuellement à Bangui et Berberati.

Depuis janvier 2018 la CRF est devenu principal récipiendaire de la subvention du Fonds mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose en RCA.

Pour répondre aux besoins de santé des populations très vulnérabilisées par la crise en RCA, et pallier à la faible capacité de réponse des autorités nationales centrafricaines pour réactiver le système de soins de santé, la CRf a mené à Berberati deux projets de santé :

  • Le premier du 22 mai 2014 au 31 janvier 2017 avec le projet « Amélioration de la prise en charge sanitaire des populations vulnérables de la préfecture de la Mambéré Kadeï par le renforcement des capacités de la Croix-Rouge Centrafricaine », dit « phase 1 » du Fonds Békou
  • Le deuxième du 1er juillet 2017 à avril 2019 (incluant une NCE de 4 mois) sur le projet « Amélioration de la prise en charge sanitaire des populations vulnérables de la préfecture sanitaire de la Mambéré Kadeï par le renforcement des capacités de la Croix-Rouge centrafricaine », dit « phase 2 » du Fonds Békou

Ces deux projets ont été financés par l’Union Européenne à travers les fonds Bêkou.

En plus de ces projets, la CRf développe à Berberati, des projets d’appui à la sécurité alimentaire depuis 2014.

Les activités de la subvention du Fonds mondial couvrent l’ensemble du pays y compris la zone d’intervention du projet santé de Berberati qui vient en synergie sur l’amélioration de la santé maternelle et infantile.

Au terme de 22 mois de mise en œuvre de la phase 2 de Bêkou, il est important pour la Croix-Rouge française, en tant que partenaire opérationnel de mise œuvre du projet, de réaliser une évaluation finale pour mesurer l’impact et les acquis et de tirer les leçons apprises de ce projet afin de corriger les insuffisances dans la mise en œuvre des projets futurs.

 

Présentation du projet

Intitulé : « Amélioration de la prise en charge sanitaire des populations vulnérables de la préfecture sanitaire de la Mambere Kadei par le renforcement des capacités de la Croix-Rouge Centrafricaine »

Date de démarrage : 1er /07/2017

Durée : 22 mois 31/12/2018 (+ no-cost extension jusqu’au 30 avril 2019)

Budget : 2 721 441 €

 

Objectifs global et spécifique

Objectif général: Amélioration du système sanitaire dans la préfecture de la Mambéré Kadei (RCA) par le renforcement de capacités des structures de santé et des volontaires CRCA.

Objectif spécifique : Renforcer l’offre de soins de qualité dans 12 aires de Santé de la Préfecture Sanitaire de la Mambéré Kadeï (RCA) grâce à une application optimale du paquet minimum d’activités (PMA)

 

Résultats attendus et Activités

Résultat 1 : Les capacités de la PSMK sont renforcées

Activité 1.1 : Appui à la supervision rapprochée de la PSMK aux FOSA

Activité 1.2 : Réhabilitation du siège de la PSMK

Activité 1. 3 : Formation et suivi en veille épidémiologique

Activité 1.4 : Appui à la capitalisation des données (formation traitement des données et dotation d’équipement informatique)

Activité 1.5 : Appui à la tenue des réunions de coordination de la préfecture sanitaire et des revues d’activités (élaboration/ révision du Plan d’Action et suivi-évaluation semestrielle et annuelle)

Activité 1.6 : Réalisation des supervisions conjointes trimestrielles avec suivi et recommandations

 

Résultat 2 : L’offre de soins des 12 FOSA est soutenue et renforcée

Activité 2.1: Redynamisation des COGES (Appui à la tenue de réunion et suivi)

Activité 2.2: Appui en intrants et équipements à 12 FOSA

Activité 2.3: Dotation des primes de compensation de la gratuité

Activité 2.4: Formation / Recyclage des soignants en Santé Materno-Infantile et Santé Primaire

Activité 2.5: Supervision formative des FOSA

Activité 2.6: Amélioration des infrastructures (Assainissement / Accès à l’eau / Réhabilitation / Construction)

Activité 2.7: Contrôle et promotion de l’effectivité de la gratuité ciblée (enfants de 0 à 59 mois et FEFA)

 

Résultat 3 : Les communautés sont redynamisées et participent au système de santé publique

Activité 3.1: Soutien aux infrastructures du comité sous-préfectoral de la CRCA

Activité 3.2: Mise en place d’un système de référencement par moto ambulance pour un transport ambulatoire (motos, équipement de protection) et Formation des volontaires CRCA au premiers secours

Activité 3.3: Formation et recyclage des volontaires CRCA au Manuel en Santé à Base Communautaire en Action

Activité 3.4: Renforcement des compétences psychosociales des volontaires et formation en techniques de communication et mobilisation communautaire

Activité 3.5: Sessions de sensibilisation par les volontaires de la CRCA

Activité 3.6: Appui des volontaires CRCA aux stratégies avancées de vaccination

 

Cibles et bénéficiaires

L’action a pour cibles dans les 12 formations sanitaires appuyées, les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes, allaitantes jusqu’à 12 mois et les cas d’urgence. Tous bénéficient de la gratuité ciblée des soins de santé conformément aux directives du ministère de la santé publique.

Toute la population des aires de santé ciblées bénéficie de la sensibilisation sur les messages clés de santé publique. Les agents de santé des FOSAs et volontaires de la CRCA bénéficient d’un appui en formation, technique et matériel afin de mener les activités liées au PMA.

 

Partenaires locaux impliqués

La mise en œuvre du projet se fait en partenariat étroit avec la direction régionale sanitaire n°2, le district sanitaire de Berberati, le district sanitaire de Gamboula et la Croix Rouge centrafricaine.

 

Objectifs et résultats attendus de l’évaluation

Cette évaluation finale vise à mesurer le niveau d’atteinte des objectifs spécifiques et des résultats attendus, et de déterminer si certaines activités du projet peuvent être répliquées.

Elle permettra d’évaluer au regard des objectifs fixés l’ensemble des activités menées dans le cadre du projet, de façon à examiner :

  • Leur adaptation et mise en œuvre et l’atteinte des principaux indicateurs
  • Leur pertinence, cohérence et efficacité,
  • Leur durabilité et impact potentiel.

L’évaluation devra ainsi permettre de mesurer les résultats obtenus à la fin des activités réalisées par le projet en termes d’amélioration des performances de l’équipe cadre et des conditions sanitaires des populations vulnérables des zones couvertes par le projet dans les districts sanitaires de Berberati et de Gamboula.

L’évaluation devra donc également prendre en compte toutes les évolutions contextuelles afin d’apprécier les résultats obtenus et leurs impacts à la lumière de la situation du pays et de la zone d’intervention.

 

Objectif(s) spécifique(s) de la mission d’évaluation :

  • Apprécier tant qualitativement que quantitativement les actions accomplies sur le terrain et les résultats obtenus au regard des objectifs fixés ;
  • Formuler des recommandations sur la logique d’intervention à poursuivre au vu du contexte, des problèmes et besoins, faiblesses et capacités des différentes parties prenantes.

Le projet devra être évalué selon les critères du DAC de l’OCDE : pertinence, couverture, efficacité, efficience, durabilité, impact et cohérence. Les différents scénarios pour le passage de l’approche Input « intrants » basée sur la gratuité ciblée vers l’approche output fondée sur le recouvrement des coûts par le financement basé sur la performance (PBF). Elle analysera les conditions de passage à l’achat des performances des structures de santé et équipes cadres appuyées comme mode de financement des dépenses de santé dans la zone d’intervention du projet. L’ensemble de ces analyses débouchera sur des recommandations pour améliorer chacun des critères présentés. Un plan d’action correspondant à chaque recommandation doit être proposé dans le rapport d’évaluation.

L’évaluation devra en outre donner des réponses aux questions d’analyse suivantes :

Sujet d’analyseQuestionnements
Pertinence et cohérencedes activités mises en œuvre par rapport à la stratégie utilisée, aux objectifs du projet, et par rapport aux autres acteurs–   Les objectifs du projet sont-ils pertinents et adaptés par rapport aux besoins sanitaires de la zone d’intervention ?–   Les activités menées sont-elles cohérentes avec les résultats attendus ?

–   La mise en place de la gratuité est-elle respectée ?

–   Les indicateurs choisis sont-ils pertinents et permettent-ils de suivre l’évolution du projet et l’atteinte des objectifs ?

–   Le projet est-il cohérent avec :

Les priorités sanitaires, politiques nationales et régionales et l’implication des autorités sectorielles ?

La stratégie de la Croix-Rouge centrafricaine ?

–   Comment les ressources ont été utilisées lors de la mise en œuvre du projet?

–   Les capacités du projet à définir et mettre en place des approches et méthodologies étaient-elles appropriées au contexte ?

Efficacitédes activités en termes qualitatifs et quantitatifs–   Degré de couverture des activités par rapport aux besoins identifiés initialement et aux besoins avérés,–   Système de sélection des FOSAs,

–   Approche de mise en œuvre des activités du projet suite au contexte changeant en vue de l’atteinte des objectifs,

–   Ressources nécessaires utilisées en temps voulu,

–   Retards et dépassements budgétaires

–   Le projet a-t-il permis le renforcement de tout le paquet minimum d’activité des centres de santé ciblés ?

–   Le projet a-t-il permis un accès à des soins de santé gratuits pour les populations cibles ?

Impactdu projet–   Quels sont les effets positifs et négatifs du projet au niveau du secteur, de la région, des communautés, des ménages ?–   Quels sont les possibles effets positifs et/ou négatifs au-delà du projet ?

–   Dans quelle mesure ce projet devrait-il être étendu à d’autres zones ou d’autres activités ?

–   Les formations et l’implication des différents acteurs peuvent-ils suffire à répliquer et/ou améliorer l’action ?

Durabilitéde l’intervention–   Quels sont les facteurs de pérennisation du projet ?–   Quelles sont les perspectives de prise en charge de la thématique par les institutions compétentes et par la communauté (redevabilité)

–   Quel est le niveau d’appropriation du projet par les acteurs (population, autorités locales du secteur) ?

–   Quels sont les potentialités pour une transition vers une autonomisation des FOSA (RH, matériel, gestion financière, …) ?

 

Les réponses à ces questions permettront de :

  • Saisir les réalités opérationnelles et les différentes réalisations du projet : inventorier toutes les réalisations du projet ; déterminer avec des indicateurs mesurables leur niveau d’atteinte respectif par rapport aux objectifs fixés initialement, notamment ceux identifiés dans le cadre logique ; évaluer le projet suivant les critères classiques de pertinence, cohérence, efficacité, effets et impact, et durabilité/viabilité.
  • Apprécier l’approche : apprécier les méthodes de travail et les stratégies d’approche lors de la mise en œuvre de chaque activité, notamment l’approche communautaire et intégrée, la qualité de collaboration avec les services sanitaires étatiques tels que les districts sanitaires de Berberati, et de Gamboula, la Direction Régionale Sanitaire n°2, le Ministère de la Santé Publique et de la Population.
  • Capitaliser les acquis par bénéficiaire : identifier et analyser les principaux acquis et principales difficultés selon les principales catégories de bénéficiaires
  • Évaluer les performances du projet par rapport aux réalités de son environnement : comprendre la situation du projet par rapport au contexte de la zone d’intervention.
  • Tirer des leçons apprises : tirer des enseignements à caractère opérationnel et général par rapport aux dispositifs du projet mis en place, à la spécificité de l’approche intégrée, et aux instruments utilisés.
  • Analyser particulièrement la plus-value apportée par le mouvement Croix-Rouge sur ce type de projet et les éléments intéressants à capitaliser.
  • Fournir des recommandations : fournir des recommandations opérationnelles et générales, mais réalistes par rapport aux zones d’intervention, considérant la suite de l’intervention.

Des recommandations seront également développées pour la poursuite du projet dans la zone d’intervention en ce qui concerne notamment les stratégies futures, entre autre : le passage au recouvrement des coûts sous une approche de financement basé sur l’achat des performances.

 

Méthodologie Proposée

L’évaluateur est libre de proposer sa propre méthodologie dans son offre technique, mais il est proposé qu’il effectue la mission en quatre temps :

  1. Préparation
  • Prise de connaissance des documents et de la littérature disponible pour permettre une bonne compréhension du projet et du contexte dans lequel se déroule le projet.
  • Briefing avec le siège à distance ou en présentiel – mise à disposition des documents projets
  • Circonscription du champ d’évaluation, approbation du plan de travail d’évaluation avec l’équipe de pilotage de l’évaluation sur le terrain.
  • Reconstitution de la logique d’intervention du programme pour fournir à l’évaluateur les données et informations nécessaires à la réalisation du travail d’analyse et de synthèse.

 

  1. Visites de terrain & entretiens approfondis
  • Entretien avec le Fonds Békou à Bangui
  • Entretiens avec la mission CRf en Centrafrique = le responsable de délégation à Bangui, le coordinateur des opérations, le coordinateur médical
  • Le chef de projet avec son équipe à Berberati.
  • La Croix Rouge centrafricaine (CRCA) à Berberati
  • Les services sanitaires et techniques étatiques à Berberati.
  • Un échantillon sur les 12 aires de santé devra également être défini en lien avec l’équipe projet (agents de santé, bénéficiaires des activités de santé et les volontaires CRCA).

 

  1. Analyse et évaluation

Cette étape sera guidée par les données et informations tirées des sources publiées, par l’information interne émanant des parties prenantes, des données et avis recueillis lors des entretiens. L’évaluateur doit développer ses conclusions et recommandations en expliquant dans quelle mesure elles reposent sur les avis, des analyses ou des éléments objectifs et vérifiables.

Lorsque les avis recueillis lors des entretiens et des séances de travail en commun constituent la principale source d’information, l’évaluateur précisera le degré de consensus observé et les procédures appliquées pour vérifier ces avis. Pour tout jugement d’ordre général porté en recourant aux critères d’évaluation, l’évaluateur expliquera l’échelle de valeur utilisée.

 

  1. Restitution

L’évaluateur organisera une réunion de restitution préliminaire avec les parties prenantes du projet à Berberati et à Bangui pour discuter de ses premières observations / analyses, ainsi qu’avec le siège de la CRf, dans la mesure du possible.

 

Déroulement proposé pour cette évaluation

  • Lieu de travail : République Centrafricaine – Districts Sanitaires de Berberati et de Gamboula – Passage par Bangui
  • Durée: 25 jours

Date de démarrage : la mission d’évaluation débutera au plus tard en septembre 2019

Le planning de la mission d’évaluation sera fait par le consultant en collaboration avec le terrain en fonction nombre de jours validés pour l’évaluation.

Notez que les Vols UNHAS Bangui – Berberati sont les mardis et jeudis.

 

Positionnement de l’évaluateur

La CRf et la CRCA attachent une grande importance à l’évaluation de leurs activités humanitaires envers les bénéficiaires, et accordent une attention particulière à l’amélioration continue de l’efficacité de leurs opérations et l’utilisation judicieuse des fonds alloués. L’évaluateur doit pouvoir apporter une réponse directe et précise à tous les points contenus dans les termes de référence tout en évitant l’usage d’un langage théorique ou académique.

Compte tenu du contexte sécuritaire, et à titre tout à fait exceptionnel, la mission d’évaluation sera placée sous l’autorité du chef de sous délégation de la CRf, en concertation avec le délégué sécurité, pour tous les aspects liés à la sécurité de la mission. Il est ainsi imposé à l’évaluateur d’utiliser les moyens de la CRf ou ceux loués par la CRf dans ce cadre, pour faciliter la mise en œuvre de cette évaluation finale et à des fins exclusives de garantie de sa sécurité. Ainsi, il sera mis à disposition de l’évaluateur les moyens suivants :

  • Logement dans une Résidence CRf ou réservation d’hôtel par la CRf à Bangui et Berberati ;
  • Bureaux de la CRf à Bangui et Berberati ;
  • Véhicules CRf ou location de véhicule avec chauffeur par la CRf pour les déplacements à Bangui et à Berberati ;
  • Un vol A/R UNHAS Bangui – Berberati (tous les mardis et jeudis)

 

L’évaluateur devra respecter le plan de sureté et sécurité et signer le code de conduite de la CRf en vigueur pendant sa mission.

 

L’évaluateur travaillera en collaboration avec les personnes suivantes :

  • La responsable géographique du siège, considérée comme la responsable de la mission,
  • Les référents techniques du siège en santé,
  • Le chef de délégation à Bangui,
  • Le coordinateur médical à Bangui,
  • Le chef de sous délégation à Berberati,
  • Le chef de projet Bekou à Berberati
  • Les équipes techniques et opérationnelles CRf/CRCA,

 

Profil de l’évaluateur

L’équipe sera composée d’un ou plusieurs évaluateur(s) externe(s) à la Croix-Rouge française. Il appartient à l’évaluateur de proposer son équipe dans son offre technique.

  • Capacités de travail en équipe
  • Diplomate et patient
  • Excellent esprit analytique et de synthèse
  • Très bonnes capacités rédactionnelles
  • Parfaite maitrise du français à l’oral et à l’écrit
  • La compréhension du Sango est un atout
  • Expérience confirmée en santé communautaire
  • Expérience en santé publique, notamment en santé materno-infantile;
  • Bonne connaissance des règles et procédures de l’UE ;
  • Connaissance du Mouvement Croix Rouge et Croissant Rouge ;
  • Expérience en évaluation et/ou écriture de projet avec une approche intégrée, notamment du renforcement du système de santé
  • Expérience à l’international, la connaissance de la Centrafrique est un plus.

 

Livrables / Produits attendus

  1. Rapport d’évaluation

Un rapport d’évaluation en version initiale sera soumis par l’évaluateur, au plus tard 2 semaines après son retour de mission. La CRf procédera à une première lecture du rapport initial et apportera ses commentaires que l’évaluateur prendra en compte avant de rendre la version finale de son rapport maximum une semaine après retours/commentaires de la CRf.

Le but du rapport :

  • Présenter les conclusions de l’évaluateur en réponse aux questions de l’évaluation figurant dans les termes de références.
  • Présenter les recommandations établies à partir de l’analyse et des conclusions de l’évaluateur.

Format du rapport :

Le rapport sera synthétique et permettra de comprendre :

  • La finalité et l’objet de l’évaluation,
  • Les modalités de conception et de conduite de l’évaluation,
  • Les éléments de preuve obtenus,
  • Les conclusions tirées de ces éléments de preuve,
  • Les recommandations et les enseignements découlant de ces conclusions.

 

La structure du rapport final sera composée de la manière suivante :

  • Une page de couverture mentionnant le nom de l’évaluateur, le titre du rapport, les emblèmes de la Croix Rouge française, de la Croix Rouge centrafricaine, de l’Union Européenne, les dates de l’évaluation et l’indication que le rapport a été produit à la demande de la Croix Rouge française et sur financement des fonds Bêkou et que l’exposé du rapport reflète strictement les opinions de l’évaluateur.
  • Une table des matières
  • Liste d’abréviations/acronymes
  • Un résumé reprenant les principales conclusions et recommandations (2 pages max)
  • Un rapport narratif (20 pages max)
  • Une conclusion
  • Un tableau présentant les principales recommandations et des indications pour leur mise en œuvre
  • Les annexes techniques : elles contiendront les détails techniques de l’évaluation, ainsi que les termes de référence, les modèles de questionnaires, check liste et canevas d’entretiens, éventuels tableaux ou graphiques, les références et autres sources d’informations, la liste des personnes rencontrées.

Le rapport sera rédigé en français. Il sera soumis en version informatique et remis sous format papier strictement identique à la version finale au plus tard 1 semaine après les retours compilés du terrain et du siège CRf.

 

Documents de référence

Documents contractuels de projets : Proposition de projet, Cadre logique, Budget, Avenant et lettre d’information, Rapports intermédiaires.

 

Procédure de sélection du consultant

Les candidats intéressés devront soumettre une offre technique et financière incluant :

  • Le CV du consultant spécifiant la formation initiale, les expériences similaires et une description des travaux réalisés.
  • Une proposition technique décrivant la méthodologie proposée, le plan de travail et les concepts d’analyse qui seront mobilisés. L’offre technique ne devra pas dépasser 4 pages.
  • Une Offre financière détaillée et libellée en EUROS et faisant apparaitre, à minima, les rubriques suivantes (une page) :
  • Transports internationaux.
  • Hébergement (uniquement dans le cas d’une contribution aux frais de vie et de nourriture dans les locaux de la CRf).
  • Autres dépenses (frais de visa, assurance, etc.)

Les principaux critères d’évaluation des offres seront :

  • La compréhension et l’interprétation des termes de références
  • La méthodologie proposée au regard des objectifs à atteindre
  • Le coût
  • L’expérience du consultant

(Les critères ne sont pas hiérarchisés, liste non exhaustive).

 

Les offres doivent être envoyées aux adresses suivantes :

  • DUBOS Claire – Adjointe desk Afrique Centrale – chargée de la RCA

Email : claire.dubos@croix-rouge.fr

  • LERÊTEUX Jean-Maurice – Référent technique Santé

Email : jean-maurice.lereteux@croix-rouge.fr

 

Toutes questions peuvent être posées à ces deux adresses, avant la date du 24 août 2019. Une réponse sera apportée à tous les candidats avant ou le 29 août 2019.

La date limite de réception des offres est fixée au 02/08/2019 à 18 heures.

 

 Clauses administratives

Le soumissionnaire doit apporter la preuve au moment de la soumission de la régularité de son activité économique (documents fiscaux, immatriculation, inscription comme travailleur indépendant – en fonction du pays de référence où est établi le soumissionnaire).

Le prestataire doit seul fournir les moyens nécessaires à l’accomplissement de sa prestation qu’ils soient matériels ou humains : billets d’avion, ordinateur, assurances en responsabilité civile professionnelle.

Il peut déléguer une partie de la mission, au sein de ses équipes, au collaborateur de son choix, mais il demeure la seule autorité hiérarchique et disciplinaire concernant ses salariés. Le prestataire doit assurer la sécurité, et à ce titre assurer les consultants envoyés en mission.

Lors de l’élaboration de la soumission, le prix indiqué de la prestation doit porter la mention “ferme, global, forfaitaire et définitif“.

Experience3 à 5 ans
FonctionsGestion de projets/programmes
Secteurs d’activitéSanté
PaysAfrique, Centrafrique
Date de fin de validité10/08/2019

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