Congo RDC

UNICEF recrute 01 Consultant-Lutte contre le Changement Climatique

UNICEF recrute 01 Consultant pour l’Intégration d’Actions de Lutte contre le Changement Climatique dans le Programme WASH

Entreprise/Structure: UNICEF
Ville, Pays: Kinshasa, Congo, Dem. Rep
Niveau d’études minimum réquis: Non précisé
Expériences professionnelles demandées: 8 ans
Date limite de dépôt de dossier: 04-06-2018
Email de réception des candidatures : Non précisé

Détails de l’offre:

Consultant pour l’Intégration d’Actions de Lutte contre le Changement Climatique dans le Programme WASH, P-4, Kinshasa, RDC
Job Number: 513378 | Vacancy Link
Locations: Africa: Congo, Dem. Rep
Work Type : Consultancy
La République Démocratique du Congo (RDC) figure, depuis juin 1992, parmi les plus de 185 pays qui font partie de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). C’est à ce titre qu’elle a entrepris depuis lors, une série d’activités scientifiques conformes aux engagements auxquels elle a souscrit, à savoir l’Inventaire de ses émissions des Gaz à Effet de Serre (GES) pour l’année 1994, lequel a abouti à la Communication Initiale Nationale sur les changements climatiques présentée en 2002 à New Delhi, lors de la 8ème Conférence des Parties (COP8).
Chaque année, la République Démocratique du Congo perd 0,37% de sa superficie forestière soit l’équivalent d’environ 6.000 m². Bien que ce pourcentage soit faible et négligeable, il est cependant la cause principale des effets du changement climatique remarqués dans certaines zones du pays. La rivière Ubangui qui était navigable 361 jours par an autrefois, l’est aujourd’hui à 122 jours. La saison de pluie qui durait 7 à 8 mois dans l’ex-province du Katanga ne dure plus que 4 à 5 mois. Depuis quelques décennies, le fleuve Congo qui arpente le pays ne cesse de perdre ses eaux et ce phénomène est amplifié entre autres par la réduction des précipitations sur le bassin versant et l’ensablement du fleuve à cause de la deforestation.
Si le secteur industriel de la RDC représente 0,1% d’émissions de GES, la déforestation, l’agriculture itinérante sur brulis et le changement d’affectation de sol sont les principaux facteurs qui classent le pays sur la liste des émetteurs des gaz à effet de serre. Malgré le potentiel énergétique du pays évalué à 100.000 mégawatts, seul 14 % de la population congolaise a accès à l’énergie électrique. Ce faible pourcentage serait la principale cause du recours massif au bois comme énergie de substitution par la population. Dans son rapport « Charbon durable » publié en octobre 2015, l’ONG néerlandaise SNV a révélé que les ménages dépendent fortement du combustible de bois pour leurs besoins quotidiens en énergie de cuisson à hauteur de 87 % à Kinshasa, soit une consommation annuelle de 60.000 tonnes de bois de chauffe.
Dotée d’un immense potentiel forestier soit les 2/3 des forêts du bassin du Congo, la RDC est le premier pays le plus peuplé d’Afrique Centrale avec une population estimée à 80 millions d’habitants. L’extension des villes et les besoins énergétiques ont exacerbé la pression sur les ressources forestières faisant disparaître des ceintures boisées considérées autrefois comme des boucliers écologiques. La ville de Kinshasa a par exemple atteint des pics de températures record et s’ajoute à cela des risques d’inondations qui guettent certaines grandes agglomérations du pays.
Face aux différentes menaces qui guettent le pays, le gouvernement de RDC s’emploie dans la lutte contre les effets du changement climatique à travers des programmes sectoriels, notamment REDD+ (Réduction des émissions de la déforestation et de la dégradation des forêts) qui se présente comme une formidable opportunité de transition vers un développement du pays sobre en carbone et basé sur une gestion harmonieuse de ses terres et de ses ressources naturelles. Le pays bénéficie également de financements tels que le Fonds européen de développement (FED), destinés à la protection des parcs nationaux et réserves, ainsi qu’à assurer le développement des populations autour de ces aires protégées grâce à l’agriculture et l’essor des énergies renouvelables.
Bien que la Contribution Prévue Déterminée au niveau National (CPDN) de la RDC ne précise par le pourcentage global de ses émissions de GES, elle laisse cependant entrevoir la volonté du pays de les réduire de 17% dans la période allant de 2021 à 2030.
Lors de la 23ème conférence des Nations unies sur le climat (COP23) en novembre 2017, la RDC a soumis un plaidoyer pour le financement de plusieurs projets, dont celui de l’assainissement et la gestion des déchets de grandes villes, forte d’une représentation de 340 personnes qui ont fait le déplacement à Bonn en Allemagne.
A ce jour, la RDC est l’un des 10 pays les plus menacés au monde par les effets du changement climatique et si rien n’est entrepris rapidement, le pays risque de connaitre les pires moments de son histoire dans un avenir certain.
Depuis plus de 10 ans, l’UNICEF se penche sur les questions du changement climatique et l’impact de ses effets sur les enfants.
Certains constats relevés sont alarmants :
• Le changement climatique pourrait provoquer 250.000 décès supplémentaires par an chez les enfants d’ici à 2100 ;
• Les événements climatiques sont responsables d’environ 75 % des catastrophes naturelles ;
• Le scénario de réchauffement de 2°C entraînera une baisse de 20 % de la disponibilité de l’eau dans de nombreuses régions. Cette baisse atteint 50 % dans le cas d’un scénario à 4°C. Selon la Banque Mondiale, la limitation du réchauffement à 2°C permettrait de réduire de 20 % la population mondiale exposée à la baisse de la disponibilité de l’eau ;
• Chaque minute, un enfant meurt du fait de la mauvaise qualité de l’eau et d’un manque d’accès aux structures sanitaires de base.
La diarrhée est la deuxième cause de mortalité infantile, après la pneumonie.
Pour répondre à cet immense défi et en lien avec les Objectifs de développement durable (ODD), et  plus spécifiquement  l’ODD 13 relatif à la lutte contre les changements climatiques, l’UNICEF s’est doté d’un cadre stratégique pour la pérennité environnementale. Ce dernier vise à renforcer de manière significative les politiques, les programmes, les activités de plaidoyer, la recherche et l’engagement de l’UNICEF en matière de durabilité environnementale afin d’obtenir de meilleurs résultats pour les enfants les plus défavorisés. De plus, le plan stratégique de l’UNICEF, paru en septembre 2017, réaffirme la lutte contre les changements climatiques en tant que priorité intersectorielle pour la période 2018-2021.
Comme indiqué ci-dessus au niveau des constats, l’eau et les changements climatiques sont liés de manière inextricable, car les conséquences des changements climatiques se manifestent d’abord dans le domaine de l’eau : par des sécheresses, des inondations et des tempêtes. Ces catastrophes naturelles peuvent détruire les sources d’approvisionnement en eau et les toilettes, ou laisser dans leur sillage une eau contaminée, mettant ainsi en danger la vie de millions d’enfants. Le programme Eau, hygiène et assainissement (EHA/WASH) de l’UNICEF a déjà recours à des solutions innovantes dans certains pays, comme l’utilisation de pompes hydrauliques fonctionnant à l’énergie solaire et la collecte des eaux de pluie, afin de réduire les effets des changements climatiques pour les enfants et pour protéger leur avenir.
A ce jour, l’UNICEF en RDC concentre son intervention EHA en milieu rural, notamment à travers son appui technique et financier au Programme national école et village assainis (PNEVA). En cours depuis 2008, le PNEVA est un programme à base communautaire qui vise la prévention des maladies diarrhéiques et autres maladies liées à la mauvaise qualité de l’eau, à l’hygiène et l’assainissement en milieu rural et périurbain. L’UNICEF apporte aussi une réponse EHA aux urgences humanitaires en collaboration avec ses partenaires nationaux et en tant que coordinateur du cluster WASH en RDC.
Actuellement, l’UNICEF a lancé une réflexion pour apporter des innovations qui contribueront à l’écologisation de son programme EHA, incluant le PNEVA et les urgences, ainsi qu’au développement d’actions spécifiques dans son prochain document de programme pays pour la période 2019 à 2023. La présente consultation vise à recruter un consultant international pour l’intégration d’actions de lutte contre le changement climatique dans le programme EHA en RDC.
1. Objectifs du poste et Responsabilités :
L’objectif principal de la consultation est d’évaluer les pratiques implémentées dans la section EHA, ainsi que les facteurs associés à la mise en œuvre (ressources humaines et logistiques) et de proposer des mesures d’adaptation dans les programmes EHA existants et/ou à développer.
En lien avec la note d’orientation d’UNICEF portant sur l’analyse du paysage climatique pour les enfants, cette étude portant sur l’écologisation du programme EHA en RDC comprendra les phases suivantes :
· Analyse de la situation Climatique, Environnementale et Energétique (CEE) en RDC ;
· Cartographie institutionnelle : priorités gouvernementales, initiatives et projets en cours ou en développement et acteurs principaux intervenant sur cette thématique ;
· Evaluation de l’impact des problématiques CEE pour les enfants congolais ;
· Inventaire et analyse des politiques, stratégies et programmation CEE incluant les besoins et la participation des enfants, ainsi que l’intégration CEE dans les politiques sectorielles EHA ;
· Etat des lieux de l’impact CEE du programme EHA (PNEVA, préurbain, transition et urgences), identification des risques majeurs constituant une pression environnementale significative, tant sur le plan programmatique que des opérations ;
· Proposition de mesures d’adaptation pour écologiser le programme EHA afin d’atténuer et/ou compenser les effets CEE négatifs, incluant des actions tournées vers les partenaires de mise en œuvre et vers le personnel UNICEF ;
· Elaborer un éventuel positionnement que l’UNICEF pourrait jouer sur la thématique CEE en RDC et identifier les opportunités de financement sur ce secteur.
2.       Description des taches et produits attendus
Taches
Analyse de la situation Climatique, Environnementale et Energétique (CEE) en RDCProduit intermédiaire 1 : Rapport diagnostic du paysage climatique pour les enfants en RDC, en lien avec le secteur EHA.

20 jours

Cartographie institutionnelle : priorités gouvernementales, initiatives et projets en cours ou en développement et acteurs principaux intervenant sur cette thématique
Evaluation de l’impact des problématiques CEE pour les enfants congolais
Inventaire et analyse des politiques, stratégies et programmation CEE incluant les besoins et la participation des enfants, ainsi que l’intégration CEE dans les politiques sectorielles EHA
Etat des lieux de l’impact CEE du programme EHA (PNEVA, préurbain, transition et urgences), identification des risques majeurs constituant une pression environnementale significative, tant sur le plan programmatique que des opérationsProduit intermédiaire 2 : Rapport d’étude du programme EHA au regard des challenges CEE, intégrant l’identification des activités à fort impact CEE et les recommandations/propositions idoines pour en réduire, compenser ou supprimer les effets. Inclure une note synthétique (1 à 2 pages) présentant le fondement de la démarche du programme EHA et les mesures d’atténuation/compensation qu’il aura adopté pour présentation aux partenaires externes.

20 jours

Proposition de mesures d’adaptation pour écologiser le programme EHA afin d’atténuer et/ou compenser les effets CEE négatifs, incluant des actions tournées vers les partenaires de mise en œuvre et vers le personnel UNICEF
Elaborer un éventuel positionnement que l’UNICEF pourrait jouer sur la thématique CEE en RDC et identifier les opportunités de financement sur ce secteur.Produit intermédiaire 3 : Note synthétique présentant le positionnement que l’UNICEF pourrait adopter sur le secteur CEE et l’argumentation qui montre sa valeur ajoutée ; ainsi qu’un tableau détaillant les opportunités de financement en RDC et au niveau global pour la RDC.

5 jours

Rapport final de missionProduit final : Rapport final incluant en annexes les produits intermédiaires validés, ainsi que les recommandations afférentes.

5 jours

 

3.       Production :

Les produits suivants sont à livrer sous format électronique compatible à Microsoft office.

Produits intermédiaires:

1.       Rapport diagnostic du paysage climatique pour les enfants en RDC, en lien avec le secteur EHA.

2.       Rapport d’étude du programme EHA au regard des challenges CEE, intégrant l’identification des activités à fort impact CEE et les recommandations/propositions idoines pour en réduire, compenser ou supprimer les effets. Inclure une note synthétique (1 à 2 pages) présentant le fondement de la démarche du programme EHA et les mesures d’atténuation/compensation qu’il aura adopté pour présentation aux partenaires externes.

3.       Note synthétique présentant le positionnement que l’UNICEF pourrait adopter sur le secteur CEE et l’argumentation qui montre sa valeur ajoutée ; ainsi qu’un tableau détaillant les opportunités de financement en RDC et au niveau global pour la RDC.

Produit final :

Rapport final incluant en annexes les produits intermédiaires validés, ainsi que les recommandations afferents.

4. Profil recherché:
Qualifications requises / Expérience professionnelles

Compte tenu de l’importance du travail qui requiert une organisation et une coordination soutenues du processus, la consultation est confiée à un consultant individuel international selon les procédures d’appel d’offre de l’UNICEF.

Le consultant doit :

· Détenir un diplôme délivré par une Université reconnue dans l’une des disciplines suivantes : Environnement, Eau/Hygiène/Assainissement, Santé publique, ou autre discipline en rapport avec le secteur du développement.

· Avoir minimum 8 ans d’expérience dans l’analyse et/ou l’évaluation de programmes de coopération/développement en général ; préférablement en rapport avec des programmes axés sur l’EHA.

Compétences clefs

· Familier avec les problématiques environnementales et de changement climatique;

· Connaissance et expertise dans les domaines de programmes de développement, suivi et évaluation

· Connaissances avérées en EHA, et éventuellement en changement de comportements sociaux

· Fortes capacités d’analyse ; maitrise de la conception stratégique ainsi que de la formulation opérationnelle

· Maitrise du Français (écrit et parlé) et de l’Anglais (écrit)

· Flexibilité et  capacité à  faire les adaptations nécessaires au plan de travail selon les conditions et exigences se présentant

· Grande motivation vis-à-vis de la recherche de résultats de qualité

· Connaissance du mandat et des interventions d’UNICEF préférable

· Connaissance du secteur EHA et des acteurs en présence en RDC préférable

· Parfaite maitrise de la suite Microsoft Office (Word, Excel et Power Point)

LES CANDIDATURES FEMININES SONT FORTEMENT ENCOURAGEES

5.       Budget et modalités de Paiement :

L’offre financière doit inclure les honoraires, tous les coûts liées à la mission (per diem, billets d’avion, visa, autres formalités de voyage, etc) et autre coûts jugés nécessaires par le candidat.

o Premier Paiement (10%): Après présentation du produit 1;

o Deuxième Paiement (30%) : Après présentation du produit 2;

o Troisième Paiement (30%): Après présentation du produit 3;

o Quatrième Paiement (30%) : Après présentation du produit final;

Total estimatif de 50 jours de travail.

6.       Présentation de candidatures

Les candidatures seront évaluées sur base de critères techniques (70% – CV) et financiers (30% – offre financière). Les candidats doivent envoyer leur CV détaillé précisant l’expérience et qualités liés à cette consultance spécifique.

Closing Date Mon Jun 04 2018 23:55:00 GMT+0100 (Afr. centrale Ouest)
0 Partages

A propos de l'auteur

Administrateur Général

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.