Burkina Faso

LUXDEV recrute 01 Conseiller Technique Principal

LUXDEV recrute 01 Conseiller Technique Principal (Ressources Pastorales)

Entreprise/Structure: LUXDEV
Ville, Pays: Burkina Faso
Niveau d’études minimum réquis: Bac + 5 ou plus
Expériences professionnelles demandées: Non précisé
Date limite de dépôt de dossier: 21-05-2018
Email de réception des candidatures : Non précisé

Détails de l’offre:

Conseiller technique principal (Ressources pastorales)
Informations
Référence: HR18-BKF024-L-NU5
Lieu de travail: Burkina Faso
Date de parution: 26.04.2018
Date de démarrage: 02.07.2018
Durée: 42 mois
Deadline: 21.05.2018
Contexte
Le projet BKF/024 s’inscrit en cohérence avec les orientations prioritaires du 3ème Programme indicatif de coopération (PIC III) pour la période 2017 – 2021 qui identifie la gestion durable des ressources naturelles comme un secteur de concentration. Les récupération, valorisation et gestion durable des terres dégradées et l’accroissement de la résilience des populations face aux changements climatiques font partie des axes d’intervention pour ce secteur.
Le secteur de l’élevage est un secteur clé de l’économie burkinabé et la réforme des finances publiques est porteuse de plus de transparence et de redevabilité au niveau de l’Etat. La programmation du projet BKF/024 s’aligne sur le programme budgétaire (PB) 081 « Sécurisation et gestion durable des ressources pastorales » du Ministère des Ressources animale et halieutiques burkinabè (MRAH).
L’élevage extensif dans la zone du projet est confronté à une compétitivité exacerbée sur les ressources pastorales qui contraint les éleveurs à des transhumances précoces et prolongées vers les pays d’accueil. Ces mouvements s’accompagnent de conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs.
Dans la continuité du BKF/017, le projet vise à réduire la vulnérabilité des acteurs de l’élevage aux chocs climatiques, et aux réduction et fragmentation des espaces de pâturage par la mise en œuvre d’activités de restauration des ressources naturelles. La question de la sécurisation foncière et de l’application des règles d’accès et d’usage à ces ressources pose encore problème. Les communes demeurent faiblement outillées et les pressions sur les terres sont importantes en raison de l’extension régulière des surfaces agricoles et de l’augmentation du cheptel.
La mise à l’échelle des espaces restaurés et sécurisés (massification) incluant les espaces d’accueil en saison sèche, dans une logique assurant la gestion de la mobilité des troupeaux, est une des conditions de leur durabilité. De même, leur valorisation par les femmes et les plus pauvres est un facteur à promouvoir. Enfin, le marché carbone offre une opportunité d’assurer une pérennisation de la conservation et préservation des terres récupérées sur le moyen à long terme.
L’objectif spécifique du BKF/024 s’aligne sur l’objectif stratégique du PB081 qui vise à « créer un environnement sécurisé et favorable à une production durable », avec un impact sur la pauvreté des populations ciblées. Deux résultats alignés sur les actions 1 et 2 du PB081 sont ciblés :
R1 « Des espaces pastoraux sécurisés sont créés » ;
R2 « Les espaces pastoraux créés sont opérationnalisés ».
Le projet prévoit la restauration et la sécurisation, via l’élaboration de 15 chartes foncières, de 10 800 hectares (ha) d’espaces pastoraux venant s’ajouter aux 8 500 ha de la phase antérieure, le balisage de 60 kilomètres (km) de pistes à bétail et aires de repos, la création de 10 points d’eau, la valorisation des sites restaurés par la fauche et conservation du foin, le développement d’activités génératrices de revenus liées au petit élevage et la vente de crédits carbone.
Les effets attendus sont : (i) l’augmentation des espaces pastoraux fonctionnels ; (ii) la sécurisation des activités pastorales et la réduction des conflits entre agriculteurs et éleveurs ; (iii) une représentativité améliorée des femmes dans les instances locales ; (iv) l’allongement de la durée d’alimentation du bétail dans les terroirs villageois et l’amélioration de la couverture des besoins alimentaires du bétail ; (v) l’amélioration des revenus des femmes et des pauvres pour les activités promues.
La logique d’intervention s’articule autour des points suivants : (i) identification, récupération et sécurisation des zones pastorales et aires de pâturage dégradées selon une approche fortement inclusive et appui à leur gestion durable ; (ii) mise en cohérence des espaces à vocation pastorale dans une logique régionale de mobilité des troupeaux ; (iii) valorisation économique des espaces récupérés. Le renforcement de capacité accompagnant ces actions cible : (i) les collectivités territoriales et leurs commissions foncières (élaboration / application des chartes foncières) ; (ii) les communautés de la zone d’intervention pour la récupération des espaces dégradés, leur gestion et leur exploitation durable ; (iii) les structures du MRAH pour la mise en place d’un système de suivi-évaluation performant et les services techniques déconcentrés pour renforcer leurs capacités opérationnelles et techniques ; (iv) les ONG et associations de développement intervenant dans la mise en œuvre des activités.
D’une durée de 42 mois et d’un montant total de 5 349 510 EUR, le projet interviendra dans sept provinces du Sahel, du Nord et du Centre Nord, sur un total de 22 communes. Les bénéficiaires directs et principaux acteurs sont : (i) les éleveurs et agropasteurs ; (ii) les populations ayant droit des espaces pastoraux restaurés, avec une attention particulière pour les femmes, les jeunes et les personnes pauvres ; (iii) les collectivités territoriales et leurs commissions foncières ; (iv) le MRAH et le Ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique ; (iv) les ONG et associations de développement contractualisées.
Les mesures de maximisation de l’efficience et de l’efficacité du projet reposent sur les points suivants : (i) rattachement au PB081 du MRAH ; (ii) programmation triennale globale et territorialisée des interventions à la suite d’un processus approfondi de planification conjointe ; (iii) évaluation des capacités opérationnelles des ONG avec qui le BKF/017 a travaillé et identification de nouveaux opérateurs ; (iv) la conclusion d’accords avec le MRAH et les services techniques déconcentrés pour le suivi rapproché des bénéficiaires du projet et l’appui-conseil aux communes, et avec les ONG et associations pour la réalisation des actions de terrain.
La durabilité institutionnelle est recherchée à travers l’ancrage et l’alignement programmatique du projet, et du recours à la maîtrise d’ouvrage des collectivités territoriales. La durabilité sociale est fondée sur le caractère inclusif des approches, et sur la recherche d’équité en ciblant la participation des femmes, des plus pauvres et des transhumants dans la définition de règles communes de gestion et valorisation des espaces partagés. La formalisation des droits fonciers et d’usage des ressources, le raisonnement spatial des actions de restauration et l’insertion des espaces restaurés dans un schéma régional de mobilité du bétail contribuent à la durabilité environnementale. Le maintien à l’année de troupeaux gérés par des femmes a un impact sur l’économie locale.
Le contexte sécuritaire de la région et l’impact des changements climatiques sur les ressources pastorales constituent les principales menaces à la mise en œuvre du projet.
Compte tenu de l’ambition du projet et de sa durée de mise en œuvre, et en cohérence avec la nouvelle réglementation générale des projets et programmes de développement au Burkina Faso, le projet sera classé en catégorie 2 et exécuté en régie par l’Agence luxembourgeoise pour la Coopération au développement (LuxDev).
Objectifs de la mission
En application de la réglementation générale des projets et programmes de développement exécutés au Burkina Faso, la fonction du chef de projet ou programme de développement de catégorie 2 est assurée par le responsable de l’agence d’exécution. Le responsable de l’agence d’exécution délègue cette fonction au Conseiller technique principal – chef de projet – (CTP) national, qui sera appuyé à travers une assistance technique internationale.
Le CTP sera chargé d’impulser, de gérer et de contrôler le projet. Il pourra s’appuyer sur son assistant technique et dirigera l’unité de gestion de projet composée d’un expert en pastoralisme, d’un expert « filière petit élevage », d’un assistant administratif et financier, d’un secrétaire/caissier, de chauffeurs. D’autre part, il bénéficiera également de l’appui de services mutualisés entre les différents projets et programmes bilatéraux luxembourgeois qui logés au niveau du Bureau pays de LuxDev (contrôle administratif et financier, ressources humaines, passation de marchés et accords).
Responsabilités
Le CTP sera responsable de l’exécution du projet. Ces responsabilités incluent :
– la mise en place de l’UGP, le lancement et la clôture du projet ;
– l’encadrement de son UGP ;
– la planification, la programmation et l’organisation des activités ;
– l’exécution technique et financière des activités ;
– le suivi et le reporting ;
– la représentation dans les comités de revue et autres instances ;
– le dialogue avec les parties prenantes nationales ;
– la gestion administrative du projet (bureau, RH, acquisitions et conventions) ;
– la gestion des finances du projet ;
– la gestion de l’information et de la communication ;
– la représentation dans des cadres de concertations sectoriels et autres instances.
– Le CTP veillera tout au long de l’exécution du projet à la prise en compte des aspects transversaux et s’assurera du renforcement des compétences des partenaires nationaux dans l’exécution des activités du projet.
Qualifications
– diplôme universitaire (Bac+5) en matière d’élevage et/ou pastoralisme ;
– expérience en matière de conduite de projets (5 ans) ;
bonne connaissance des politiques nationales en matière d’élevage et de pastoralisme et des actions de développement en la matière (15 ans d’expérience) ;
– expérience confirmée en matière de gestion de zones à vocation pastorale (y compris dans la démarche de sécurisation foncière), de – gestion de la mobilité des troupeaux et de l’appui au petit élevage (5 ans d’expérience) ;
– bonne connaissance du fonctionnement du Ministère des Ressources animales et halieutiques et de ses services déconcentrés ;
– bonne connaissance de la décentralisation et de la déconcentration ;
– bonne connaissance des questions liées à la sécurisation foncière des zones à vocation pastorale ;
– expérience professionnelle confirmée dans la zone d’intervention du projet ;
– bonnes connaissances informatiques (word, excel) ;
– bonnes capacités de présentation à l’oral et à l’écrit ;
– français, mooré (fulfuldé est un plus).
– Ce recrutement est lancé sous réserve de validation du Document technique et financier du projet BKF/024 par les deux gouvernements.
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